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Clôture de l’année jubilaire et message de Mgr Rossignol

31 décembre 2025

Voeux Mgr Rossignol 2026

Message de notre évêque à lire aux messes dominicales du 4 janvier 2026

Chers frères et sœurs,

Le 6 janvier se clôturera à Rome l’année jubilaire. Elle a traditionnellement lieu tous les 25 ans au moins, le pape étant libre d’ajouter entre ces jubilés d’autres années jubilaires, comme l’a fait le pape François avec le jubilée de la miséricorde en 2015. Le jubilé qui se termine nous invitait à être « pèlerins d’espérance ». Dans un monde très souvent marqué par la peur de l’avenir, liée à la crise économique que nous traversons, à la guerre en Ukraine et ailleurs dont les conflits pourraient s’élargir encore, aux difficultés que tant de gens traversent (notamment du point de vue de la santé physique et mentale), aux conflits vécus dans le cercle familial, professionnel ou sociétal, notre espérance ne se réduit pas à de l’optimisme, à voir le verre plutôt à moitié plein qu’à moitié vide. Notre espérance est liée à la conviction que Dieu est le Seigneur de l’Histoire. Il est Celui qui nous guide malgré notre difficulté et celle de nos contemporains à le suivre en toute chose, à être artisans de paix autour de nous. Tant de fois dans l’Histoire de l’humanité, l’avenir était bien sombre, le désespoir semblait prendre le dessus sur toute chose. Mais ceux qui mettent leur confiance en Dieu savent que même au milieu des Croix les plus lourdes de l’existence, Dieu est présent, agit, libère et envoie en mission.

Au cours de cette année jubilaire, nous avons été invités à plusieurs démarches. Certains sont partis en pèlerinage, parfois même jusqu’à Rome. Beaucoup se sont confessés, ont communié, ont prié aux intentions du Saint-Père, ont fait une ou plusieurs œuvres de charité, et ont en conséquence reçu l’indulgence plénière, c’est-à-dire un pardon qui non seulement permet de repartir à nouveau dans la vie chrétienne mais qui donne de surcroit une grâce particulière de ne pas sentir le poids de la culpabilité et des conséquences des péchés d’autrefois (sur le sens des indulgences, je vous invite à vous tourner vers vos prêtres pour en comprendre davantage la signification). Ces démarches ont parfois été personnelles, mais elles furent encore plus fortes lorsque nous les avons vécues en famille ou en communauté chrétienne.

Alors que nous sommes au terme de cette année jubilaire, nous comprenons que notre vie chrétienne se nourrit de temps forts qui sont complémentaires de la vie ordinaire. Dieu se révèle dans notre quotidien mais il est bon d’avoir des moments forts en communauté, où nous sortons de nos habitudes et où nous faisons une expérience plus tangible de l’amour de Dieu et de l’importance de nous sentir proches les uns des autres, tous en chemin. Aussi, j’invite les communautés chrétiennes à réfléchir à ces temps forts que nous pouvons établir au cours de l’année, des temps de sortie de nos paroisses, des temps de réception du sacrement de la réconciliation, des moments où nous nous engageons en communauté ou individuellement au service des pauvres, des malades, des personnes isolées, de ceux qui n’ont jamais entendu parler de l’Evangile ou se sentent loin de l’Eglise. Être une Eglise pèlerine nous invite à nous remettre en question, à laisser de côté des initiatives prises il y a longtemps mais qui ont perdu de leur sens pour aujourd’hui et à s’engager dans de nouveaux projets. Merci pour votre enthousiasme, votre créativité et votre courage, Dieu nous attend aujourd’hui, Dieu nous envoie aujourd’hui ! Puissions-nous répondre à ses appels.

Votre frère et pasteur,

+ Frédéric Rossignol.